Les bienfaits de la randonnée sur notre santé

 

FR3 au 19-20H le 11 octobre 2017, belle prestation de Sylviane Paulet ....



Pour y répondre, la Fédération Française de la Randonnée Pédestre a un slogan simple :

« Un jour de sentier = huit jours de santé »

 

« La randonnée est un excellent sport qui permet de s’occuper de son corps et d’en percevoir les limites : on peut parler de véritable éducation à la santé. La randonnée incite à une bonne hygiène de vie, notamment chez les personnes sédentaires. La marche est bénéfique aux personnes souffrant d’ostéoporose et elle développe les capacités respiratoires. D’une manière générale, la pratique régulière modérée de la marche rééduque les malades cardiaques ou vasculaires, elle améliore aussi le contrôle du diabète ».

Dr Dumery

Aujourd’hui, les preuves scientifiques de cette affirmation s’accumulent. L’INSERM en France (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) a fait une synthèse des effets de l’activité physique sur la santé à partir des publications mondiales parues. Il conclut à de nombreux bénéfices et recommande la pratique de la randonnée.

Voici donc un résumé des bienfaits de la randonnée :

La fonction musculaire

Une bonne condition musculaire s’entretient par des exercices d’endurance comme la randonnée.

Le squelette et les articulations

Exercée de façon modérée, elle ne déclenche pas l’arthrose comme le fait l’activité intensive. Par contre, elle diminue les douleurs et maintient la force musculaire lorsque l’arthrose s’est installée.

Le système immunitaire

Paradoxe : une pratique modérée comme la randonnée renforce les défenses immunitaires, alors qu’une pratique intensive les diminue. Chez les personnes âgées, elle freine leur déclin.

Le cerveau

Par une meilleure oxygénation, l’activité physique participe au bon fonctionnement du cerveau : récupération après lésion, lutte contre les maladies dégénératives.

Les maladies cardiovasculaires

En protégeant les vaisseaux, l’activité physique prévient et participe au traitement des maladies cardiovasculaires. Elle diminue :

  • le risque de faire un diabète de type 2, de 60%.
  • angoisse et dépression, générateurs de maladies cardiovasculaires.
  • le taux de triglycérides, de mauvais cholestérol et elle augmente le bon.
  • la tension artérielle de façon modeste mais sensible.
  • la mortalité de 25 à 35% en cas de maladie coronarienne déclarée.

Les maladies respiratoires

Pratiquée de manière judicieuse, la randonnée devient un atout majeur dans le traitement des bronchites chroniques et l’asthme.

Obésité et surpoids

La randonnée ne fait pas maigrir, elle remplace de la graisse par du muscle. Associée à un régime, elle en renforce les effets. L’individu en surpoids actif court beaucoup moins de risques que celui qui a une corpulence normale mais qui reste sédentaire.

Le cancer

L’activité physique réduit sensiblement le risque de cancer du sein ou du colon. Pour tous les autres cancers, les études ne sont pas assez nombreuses ni probantes pour se prononcer.

Le développement de l’enfant et de l’adolescent

Outre les bénéfices pour le capital osseux, on sait que 25% de la masse osseuse se constituera lors de la puberté, que le pic osseux se situe entre 20 et 30 ans ; d’où l’intérêt de la pratique d’activité physique précoce. L’activité physique des jeunes est un moyen de lutter contre le surpoids et l’obésité, l’ennui, le désinvestissement scolaire et social ; elle canalise l’agressivité naturelle, favorise les capacités d’attention, l’estime de soi, l’intégration sociale.

Les inconvénients de l’âge

L’exercice physique empêche ou diminue sensiblement la perte musculaire. La personne âgée garde mobilité, autonomie et qualité de vie. Les exercices d’endurance et d’exercice musculaire retardent les manifestations de l’arthrose, renforcent la qualité du tissu osseux (diminution de 20 à 40% des fractures du col du fémur). Le sens de l’équilibre est maintenu, limitant les chutes et les blessures qui s’ensuivent.

La mortalité précoce

L’activité physique, pratiquée même modérément, diminue ce risque de mort précoce par rapport à la sédentarité. Le risque diminue de 30% si l’activité (marche ou randonnée) est pratiquée au minimum 3 heures par semaine (si possible en plusieurs fois) à allure modérée ou 3 fois 20 minutes par semaine à allure plus soutenue.

La consommation énergétique de la marche : on l’évalue à environ 300 Kcal par heure en marchant à 4 km/h, sur le plat. Elle est fonction du poids du corps ; 3 heures de marche consomment donc entre 1000 et 1700 Kcal, ce qui est recommandé comme consommation énergétique hebdomadaire minimale.

En conclusion

Cette expertise et ces recherches permettent aujourd’hui d’affirmer que l’activité physique d’intensité modérée, comme la randonnée pédestre, diminue le risque de mort par maladie cardiovasculaire, agit contre des maladies métaboliques comme le diabète, prévient certains cancers.

D’aprés l’expertise collective de l’INSERM : «Activité physique et retentissement sur la santé»

 

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